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Ces Messieurs de Julhiac le Coq
Thème(s) : Cognac et vignoble / Histoire
Auteur : Madeleine et René La Bruyère
Format : 115/195, couverture quadri, 212 pages
Parution : 1989
ISBN : 2-907967-01-0
15,00 €Extraits et documents annexes
Ce jour de la Saint-Eutrope à Saintes, dans le grand remue-ménage de la procession, Henry de Julhiac le Coq rencontre Jacqueline, une figure de printemps qui s'avèrera en même temps une femme de volonté. Son frère aîné Gaspard de Julhiac le Coq s'engage presque dans un duel à cause d'une exaltée, trop belle, trop orgueilleuse, Athénaïs de Boscamnant. Dès les premières pages du roman, le décor est ainsi tracé et les principaux personnages comme projetés dans l'Histoire: un pays charentais boulversé par la Fronde, deux frères divisés sur le conduite à y tenir, deux jeunes femmes portées elles aussi à la hauteur du symbole...
Gaspard et Athénaïs condensent en eux mêmes la fin des temps héroïques, l'échec des vieilles mentalités, la ruine des passés révolus. Henry et Jacqueline, avec moins de bravache, mais plus de constance, bâtissent un nouveau pays charentais, celui du cognac et des grasses métairies.
Après bien des péripéties, l'habit neuf du cognac qui se vend jusqu'à Londres l'emporte finalement sur les vieilles luttes féodales. Une fête splendide, baroque à souhait, clôt les destinées. Les derniers feux s'y consument entre Gaspard et Athénaïs, su une scène de théâtre et dans le drame intime. Plus secrets, Henry et Jacqueline y trouvent leur épanouissement.
Roman historique parfait, mêlant l'amour, l'aventure et les symboles d'identité, Ces Messieurs de Julhiac le Coq se lit aussi volontiers avec passion qu'avec sourire.
Pendant ces années terribles de 1649 à 1653, la Fronde des Princes bat son plein. Le pays charentais, brutalement assailli par la guerre civile, voit ses châteaux ruinés, ses vignobles dévastés, ses villes incendiées. Les deux frères Gaspard et Henry de Julhiac le Coq figurent mieux que quiconque ce temps encore héroïque: l'aîné s'exalte aux anciennes gloires féodales et porte le malheur autour de lui, le cadet entreprend de redonner à sa famile son éclat perdu, il en naît l'idée du cognac en une sorte de régénérescence de la région toute entière.
En couverture, scène de distillation charentaise au XVIIe siècle imaginée en 1932 par le peintre naïf André Bauchant. Collection particulière.
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