Un marin d'infortune
Mathieu-Cyprien Renaudin héros méconnu du Vengeur
Thème(s) : Biographies / Marine / Marennes, Oleron
Auteur : Bodiou Jean
Format : 14,5x22 cm, 224 pages, hors-texte de 8 pages
Parution : 10 septembre 2010
ISBN : 978-2-36199-001-5
ISSN : 1167-458X
Le nom de Renaudin évoque encore, pour quelques-uns, le capitaine du vaisseau le Vengeur, naguère légendaire, coulé, après une héroïque résistance, au cours de la bataille du 13 prairial an II (1er juin 1794) qui opposa l'escadre française commandée par Villaret-Joyeuse à l'armée navale anglaise de l'amiral Howe. Mais qui sait encore que ce nom fut aussi celui du second du Vengeur, Mathieu-Cyprien Renaudin, cousin germain du capitaine, héros méconnu du combat ? Le vaisseau, percé de mille coups, est sur le point de sombrer, une chaloupe anglaise emmène le capitaine vaincu, son second refuse de le suivre pour tenter encore de secourir quelques blessés, confiant à l'un de ses hommes le soin de sauver, s'il le peut, son fils de neuf ans qui a vécu, lui aussi, la terrible bataille.
Rescapé mais prisonnier en Angleterre Cyprien, une fois libre, reprend le combat en Méditerranée, à bord du Généreux sur les côtes de Sicile. De retour en France, il apprend bientôt sa mise à la retraite, décidée par Bonaparte. L'infortune le poursuit dans sa retraite à Saint-Denis-d'Oleron : il reçoit une modeste pension et la Légion d'honneur lui est refusée.
Ce récit d'une vie aussi méritoire que méconnue est, pour l'auteur, l'occasion de proposer au lecteur une relation claire, précise et détaillée de la bataille de prairial et des derniers moments du Vengeur en s'appuyant notamment sur les témoignages des officiers anglais à bord des navires qui le combattirent et sauvèrent une partie de l'équipage.
Mais on découvre aussi la glorieuse légende forgée par Barère devant la Convention à propos du sacrifice du Vengeur, la polémique née de la révélation par l'historien britannique Thomas Carlyle des circonstances exactes de la fin du vaisseau, l'opprobre jeté à tort par certains sur la conduite du capitaine, mais qui, fort justement, épargna son héroïque second.
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