Étienne Baudry

Une vie charentaise... châtelain, dandy, écrivain militant

Thème(s) :
  • Beaux-Arts, Photo, Architecture
  • Biographies
  • Saintes et Saintonge

Couverture baudry

Auteur : Melia-Sevrain Yvonne

Format : 14,5 x 22 cm - 236 pages - hors-texte quadri de 16 pages

Parution : 2010

ISBN : 978-2-916104-79-9

ISSN : 1167-458X

22,31 €

Extraits et documents annexes

Auteur Préface Feuilletage


        Du château de Rochemont, son domaine près de Saintes, aux cercles parisiens, l'itinéraire de Baudry est marqué par son soutien au monde des arts et des lettres, son implication dans la vie politique locale comme républicain militant, son esprit d'avant-garde dans le domaine social et économique.

        Touche-à-tout de génie, il est surtout fin observateur de son temps, d'une imagination débordante doublée d'un grand sens pratique, il s'intéresse à tout ce qui l'environne. N'allait-il pas déposer un brevet du « système Baudry » pour alimenter en eau le château de Rochemont ou encore inventer un projectile révolutionnaire lors de la guerre de 1870 ? Son allure de dandy et ses opinions marginales le font passer auprès de ses contemporains pour un original. Mais un original dont les fêtes qu'il donne à Rochemont sont courues par le « tout Charentes »...
Sous cette apparente excentricité, se cache un homme courtois, généreux, opiniâtre. « On s'aperçoit que pour bien des choses, Étienne Baudry était dans le vrai, qu'il s'agisse de politique ou d'art. N'eut-il pas l'intelligence de reconnaître à l'avance le génie d'un des maîtres de la peinture, Gustave Courbet ? », en dit Madeleine Chapsal dans sa préface. Baudry l'accueille princièrement en Saintonge durant deux ans. Naît alors une amitié qui perdure lors de l'exil en Suisse de Courbet, alors abandonné de tous. À la mort du peintre, Baudry offre ses tableaux à la soeur de Courbet pour que les chefs-d'oeuvre du maître d'Ornans soient exposés aux yeux du public. Il soutient également de nombreux artistes comme Auguin, Pradelles, Corot, puis à quarante ans passés, il se lie d'amitié avec les impressionnistes, ces jeunes peintres alors peu appréciés qu'étaient Renoir, Monet, Pissaro...

        Dans le domaine social, ses idées font « hurler le bourgeois » quand il propose que le propriétaire terrien devienne directeur d'une société par actions dont le domaine serait le capital et les paysans les actionnaires, ou encore quand il s'attaque à la vie domestique en prônant le libre-service. Il prévoit la disparition des domestiques remplacés par des femmes de ménage rémunérées à la tâche. Prophétique, non ? Il eut d'autres intuitions : l'apparition d'une nouvelle classe bourgeoise issue du monde ouvrier, la suggestion d'un impôt sur le revenu... Ses oeuvres, où se retrouvent ces idées - qu'il s'appliqua à lui-même -, eurent de nombreux échos louangeurs dans la presse régionale et parisienne.

       Il devait mourir en 1908 à Royan, méconnu dans son propre pays alors qu'il y fut très impliqué politiquement et humainement. La Saintonge lui a rendu bien peu d'hommages. Cette biographie rédigée par sa petite-fille vient combler un manque et saura sans nul doute replacer Étienne Baudry dans la mémoire charentaise comme un homme original certes, visionnaire sûrement, passionné par sa terre et ses contemporains au point de leur consacrer sa vie et sa fortune.

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