Rechercher un ouvrage

Théodore Duret

Entre négoce de cognac et critique d'art

Thème(s) : Biographies / Beaux-Arts, Photo, Architecture / Cognac et vignoble

Couverture Théodore Duret

Auteur : Nessler Marie-Chantal et Royer Françoise

Format : 14,5 x 22 cm - 288 pages - hors-texte couleur de 16 pages

Parution : 2010

ISBN : 978-2-916104-80-5

ISSN : 1167-458X

25,36 €

       Fils d'un riche négociant en cognac, la vie de Théodore Duret semblait toute tracée. Mais en 1862, il n'a alors que vingt-quatre ans, il rencontre le « maître-peintre », chef de l'école réaliste, Gustave Courbet, venu découvrir de nouveaux horizons près de Saintes. Les fameuses agapes au château de Rochemont, en pleine campagne saintongeaise, le voisinage d'artistes reconnus comme Corot et de jeunes talents tels Pradelles et Auguin, ces folles journées et soirées, Duret ne les oubliera jamais. Trois ans plus tard, tout à fait par hasard, il tombe sur Manet dans un restaurant madrilène ; cela commence par une dispute au sujet du menu puis les deux jeunes Français décident de visiter Madrid ensemble. Ce sera le début d'une longue amitié...

       Commence pour le jeune homme une vie qui associe le triomphe de son négoce à l'international et la découverte de l'Extrême-Orient où il se passionne pour l'art japonais, au point de créer en Europe un véritable engouement connu sous le nom de « japonisme ». Un homme d'une rare richesse culturelle à son époque, et vu de la nôtre, un homme moderne, capable d'être à la fois partout et de partout, à Londres, à Paris ou à Tokyo, avec Whistler ici, avec Cernuschi là ou avec Hokusai là-bas. Aujourd'hui, on dirait de lui qu'il était un des principaux passeurs culturels de son temps.
Riche en Charentes - la troisième fortune de Cognac ! -, mais battu en politique pour des idées considérées comme trop avancées, il est élu comme républicain à Paris en 1870 mais fuit la ville au moment de la Commune ; collectionneur et mécène à ses heures, il est un soutien fidèle pour Manet, Sisley, Pissarro, il s'engage aussi aux côtés de Zola pour défendre le capitaine Dreyfus ou à ceux d'Oscar Wilde et de Marcel Proust lorsqu'ils se trouvent en difficulté.

        Après quelques épisodes politiques voués à l'échec, tout comme la fortune du cognac mise à mal lorsque le phylloxéra ronge le vignoble, sa vraie vie est celle d'un critique d'art éminent, d'un journaliste et d'un écrivain ouvert aux autres. Il reste le découvreur et le protecteur de la nouvelle avant-garde de la peinture, celle des impressionnistes dans le Paris d'alors, brillante capitale des Arts. Duret met son intelligence, ses relations, son entregent et sa fortune au service des artistes de sa génération tels Sisley ou Monet, Renoir ou Pissarro, sans oublier Whistler et Manet ses aînés. En témoigne la riche correspondance entre lui et les impressionnistes, et les portraits faits de lui par ses amis, Manet, Whistler, Vuillard...


      « Adressez vos lettres à Cognac, Cognac tout court. Là, je suis connu et presque un grand homme. » Voilà ce qu'écrit Théodore Duret à Camille Pissarro. Mais depuis Cognac, la cité des célèbres eaux-de-vie, l'a complètement oublié. Si chaleureusement contée par Marie-Chantal Nessler et Françoise Royer, la vie de ce grand Charentais devient la plus belle introduction qui soit au vécu quotidien des impressionnistes et à la véritable révolution du regard qu'ils ont opérée.


Illustration de couverture : Duret par Vuillard

Le livre a reçu le prix des Bibliothèques Gourmandes 2010 attribué par les principaux producteurs de spiritueux français et étrangers. Remis chaque année lors du "Salon Spirit", il récompense un ouvrage dédié à l'eau-de-vie, son histoire, sa consommation, sa production, etc...

Avis des lecteurs

Il faut être connecté pour poster un commentaire : créer un compte.

Aucun commentaire
Talmont sur Gironde

Les 10 meilleures ventes du mois d'avril

(avec le classement du mois précédent et le nombre
de mois de présence)

  1. Les Bourrut Lacouture de Jean Jézéquel et Jacques Baudet (nouveauté)
  2. Psaumes interdits de Marjolaine Chevallier (n°1, 3e mois)
  3. Mes arbres à histoires de Philippe Deblaise et Jean-Charles Folliet (retour après 1 mois d'absence)
  4. Les Colères de la nature de Frédéric Surville (dir.) (nouveauté)
  5. Le Secret de Mona Lisa de Soizic Rolland de Kermorin (n°2, 3e mois)
  6. Tous contes faits de Pierre Dumousseau (retour après 2 mois d'absence)
  7. Oleron, l'île exil de Thierry Guilabert (n°6, 3e mois)
  8. Histoire de Tonnay-Boutonne de Claude Thomas (nouveauté)
  9. Pacha Botté et l'ogre de Crazannes d'Olivier Fouché (retour après 3 mois d'absence)
  10. J'occupais Royan d'August Hampel, traduction de Brigitte Colle-Lindenau et Didier Colus (n° 7, 13 mois)

Information

Le prix du livre papier change.

Décidée par le gouvernement, et adoptée en fin d'année 2011 (art. 11 de la loi de finances rectificative), la nouvelle TVA  à 7% (5,5% à ce jour) entrera en vigueur à compter du 1er avril 2012 . Cette hausse se répercute sur le prix TTC du livre imprimé.

Retrouvez-nous sur facebook

Déjà inscrit ?

Authentification

Newsletter

Votre e-mail

livres numériques du Croît vif

Le Croît vif propose désormais une large sélection des titres de son catalogue en livre numérique.

Quand le livre est disponible en numérique, sur chaque fiche d'ouvrage un lien vous est proposé. Vous pouvez alors le télécharger au format PDF (idéal pour une lecture sur ordinateur) ou au format epub (format conseillé pour les liseuses et tablettes) via le site de notre partenaire I-kiosque.

 

Le e-catalogue du Croît vif c'est :

Lire des livres épuisés ou rares, recevoir dans la minute un roman avant de partir en week-end, stocker des livres de référence et les consulter facilement, voyager partout avec sa bibliothèque, prévoir un long voyage en train ou en avion, offrir à ses enfants des albums illustrés, et à tout petits prix !

Conseiller cette page