Maires courage de La Rochelle

Thème(s) :
  • Biographies
  • Histoire
  • La Rochelle, Aunis
  • Politique

couverture maires courage

Auteur : Olivier Lebleu (dir.)

Format : 155/200, 160 pages

Parution : 21/01/2014

ISBN : 978-2-36199-449-5

18,00 €

L'incendie accidentel du 28 juin 2013, qui endommagea gravement l'hôtel de ville de La Rochelle, suscita une immense émotion, non seulement parmi les citoyens de la célèbre cité de Charente-Maritime, attachés à ce monument officiel remontant au Moyen Âge, mais aussi dans la France toute entière et à l'étranger. Songeant aussitôt à la reconstruction, nombreux furent les Rochelais à vouloir participer à son financement.

Passionné d'Histoire, l'écrivain rochelais Olivier Lebleu résolut ainsi de réunir autour de lui une équipe d'auteurs, tous liés à leur « bonne ville », pour dresser le portrait de plusieurs personnalités ayant fait preuve de courage à leurs postes de maire de La Rochelle.

Le résultat est une passionnante mise en perspective de la fonction de premier magistrat à travers les riches heures rochelaises, grâce aux actions détaillées de huit personnalités remarquables - depuis la vaillance du premier d'entre eux, Guillaume de Montmirail en 1199, jusqu'aux audaces politiques de Michel Crépeau, en passant par les résistances héroïques de Jean Guiton et de Léonce Vieljeux.

Un cahier-photo, le récit de la dernière visite guidée avant le sinistre, un entretien avec le maire en fonction Maxime Bono et une biographie architecturale de l'hôtel de ville complètent cette série de portraits.

Tous les auteurs ayant accepté de renoncer à leurs droits d'auteur (et l'éditeur de verser le même montant), cet ouvrage permet donc au lecteur de contribuer personnellement à ressusciter, tel un phénix de ses cendres, le splendide monument-symbole de La Rochelle.

 

Interview de l'éditeur par Nicole Bertin de Haute-Saintonge

Comment est née l'idée de ce livre dont les droits d'auteur et une partie des bénéfices seront versés à la reconstruction de l'hôtel de ville de la Rochelle ?

L'idée est venue d'Olivier Lebleu, le coordinateur de l'ouvrage. L'ayant trouvée séduisante - et plutôt rare de la part d'auteurs - j'ai tout de suite considéré que c'était une proposition généreuse et que le Croît vif complèterait cette somme à équivalence. Au moment de cette décision de publier le livre dans ces conditions, celui-ci n'était pas du tout écrit, je n'en connaissais que le titre - trouvé par Olivier Lebleu en rappel de la pièce de Brecht, Mère courage. J'ai demandé qu'on organise une réunion des auteurs pour bien fixer tout cela et elle m'a rassuré sur la faisabilité du livre car j'y ai été frappé par leur enthousiasme à l'idée de participer au renouveau de l'hôtel de ville de La Rochelle. Sur deux points : leurs textes et la cession de leurs droits d'auteurs.

Que représente, pour vous, ce lieu historique qui a été la proie des flammes en juin 2013 et plus généralement la ville de La Rochelle ?

La Rochelle est un des grands symboles de l'attachement qu'on éprouve à l'égard des Charentes. Et son hôtel de ville est un des grands symboles de La Rochelle... Je suis comme tous les Charentais ; je vibre à l'idée du passé brillant - parfois rebelle - de la ville et conserve en mémoire quelques noms de maires qui l'ont rendu glorieux. La Rochelle peut paraître frivole, agaçante même par son côté mode, mais elle est belle et surtout chacune de ses pierres raconte quelque chose qui m'est proche. Enfant, j'ai habité La Rochelle, mon père y était médecin, c'est là que j'ai appris à lire. Et appris aussi à regarder le port, à me cacher sous les arcades ou à écouter les histoires que ma mère racontait devant les statues de l'hôtel de ville.

Qui sont les auteurs de cet ouvrage ? Pouvez-vous nous les présenter ?

Les auteurs sont au nombre de dix. Ils ont tous un lien personnel avec La Rochelle et ont tous déjà écrit des articles ou des livres sur l'histoire de leur ville. C'est dire que le groupe qu'ils forment pour ce livre est le plus opérationnel de tous ceux qui pouvaient être constitués. D'Olivier Lebleu, je dirais simplement qu'il est l'auteur de plusieurs bons livres  dont un me tient particulièrement à cœur : il s'agit des « Avatars de Zarafa », la fameuse girafe du muséum de La Rochelle, dont l'histoire qu'il en a donnée a reçu en 2008 le prix Madeleine La Bruyère - mon arrière-grand-mère - décerné par l'Académie de Saintonge. Je connaissais bien deux autres auteurs, François Pairault parce qu'il a publié au Croît vif une excellente biographie du baron Eschassériaux, et Pascal Even qui est un de mes collègues parmi les plus compétents de l'Académie de Saintonge. Les autres, je ne les connaissais que de nom, ou très peu : Louis-Gilles Pairault, le nouveau directeur des archives départementales, Sylvie Denis, la conservatrice des archives municipales de La Rochelle, Richard Lévesque, l'historien d'art, trois historiens locaux, Jean-Claude Bonnin, Olivier Ginestet et Robert Kalbach, et enfin - last but not least - Marion Givelet Bodoy qui écrit des livres pour enfants et a la réputation d'être une des meilleurs guides de la ville. Je sais que je vais choquer tous les autres auteurs qui ont pondu de bons textes, parfois même excellents, chacun avec son talent propre, mais ils se trouvaient dans le moule de ce qui leur était demandé, c'est-à-dire un chapitre historique, biographique ou archéologique, autrement dit du documentaire pur et simple. Marion Givelet Bodoy,  en revanche, signe un texte tout à fait différent qu'elle appelle « La dernière visite ». C'est, j'en suis sûr, ce qui restera de ce livre car il est un témoignage vivant et d'une grande sensibilité parce qu'il évoque le drame de l'incendie auquel, d'abord, elle ne peut pas croire puis se rend à l'évidence : son lieu de visite le plus cher est en train de partir en fumée. « Prise sur le vif, sourire crispé, larmes refoulées », elle répond aux journalistes qu'on lui a demandé de renseigner : « Eh oui, il y a trois heures, je faisais visiter ce qui n'est plus. » Et elle termine son texte loin de toute convention érudite sur un dialogue qui lui trotte dans la tête, entre Guiton, le grand maire du grand siège, et Henri IV, le roi toujours optimiste et réconciliateur : Les Rochelais, « ce n'est vraiment pas leur genre de baisser les bras. Vous verrez, ils ne vont pas tarder à rebâtir... » Tout est dit, c'est superbe, c'est tout simple, c'est sans façon, donc d'une grande élégance, et ce livre en est un premier pas...

Parmi les maires qui se sont succédé, quel est celui qui a retenu le plus votre attention ?

Léonce Vieljeux. Sans le moindre doute. Parce qu'il représente à la fois un des traits les plus marquants de l'histoire rochelaise et un des thèmes qui me sont chers, celui de la résistance morale face à un ennemi, quel qu'il soit. En l'occurrence, l'occupant allemand de la dernière guerre. Guiton est trop excessif, les autres trop politiques, il ya bien Crépeau dont le courage est celui du charme, mais je ne peux m'empêcher d'admirer ce vieux monsieur de grande bourgeoisie qui semble dépassé par son temps et dont le souvenir est celui d'une aura de héros parce qu'il a su dire non, qu'il a osé dire non et que pour cela, il est monté dans un wagon à bestiaux, avec quelques amis et son petit-fils, pour être ensuite fusillé avec eux au camp du Struthof

 

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Reportage France 3 Atlantique

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