Gaillard Jacques
Historien et plasticien (Clion-sur-Seugne 1938 - )
Professeur d'histoire à Jonzac, il s'intéresse très tôt aux enclos funéraires du Jonzacais dont il fait son mémoire de maîtrise. En 1973, avec son frère Pierre et Jean Tutard, il crée l'Association archéologique et historique jonzacaise dont il devient l'animateur au plan scientifique, puis le président en 2000. C'est sous son contrôle qu'est mis au jour un four de potier gallo-romain à Petit-Niort, que sont sauvés plusieurs souterrains-refuges et que sont fouillés de nombreux enclos funéraires. Une exposition en 1978 (avec catalogue) sur les Rites funéraires antiques en Saintonge résume cette part importante de l'activité de la société. Depuis 1998, il porte son intérêt vers les carrières de la région, anciennes et récentes, dans un véritable travail d'ethnologie historique (notamment à Tesson et Thénac). Il en publie un livre : Les Derniers Carriers traditionnels du val de Charente (APC, 2004). Cette publication fait suite dans la même collection à l'étude de A. Bocquet et Z. Valat sur Les Carrières de pierre de Crazannes (1995). Jacques Gaillard est également connu pour son œuvre de plasticien. Ayant commencé avec la sculpture (pierre, bois et bronze), il se spécialise de plus en plus dans les collages de pâte à papier avec lesquels il tente de retrouver les formes et les tonalités de la tradition rurale saintongeaise. Voir Charente-Libre, 26-9-1991. En 1999, il publie La Bouchée du roi, un beau texte de souvenirs de son enfance à Clion. Pour l'ensemble de cette œuvre multiforme, l'Académie de Saintonge lui décerne en 2005 son prix Chanoine Tonnellier (source Dictionnaire biographique des Charentais, notice établie par F. Julien-Labruyère).

