Prindl Andreas
Historien de la Charente (Decateur, Illinois 1939)
Banquier d'affaires à la carrière brillante qui le mène à diriger la succursale de J.-P. Morgan à Tokyo et à créer la filiale de Nomura à Londres, il achète à Lucques un tour médiévale qu'il rénove totalement et écrit une histoire de la ville en anglais destinée aux Britanniques installés en Toscane : A Companion to Lucca, Maria Pacini Fazzi, 2000. Ayant ensuite magnifiquement réalisé une opération similaire à Angoulême avec un hôtel particulier de la vieille ville, il publie A Companion to Angoulême and the Charente, Croît vif, 2005, illustrations de Michel Danglade. Ses sources se situent d'ailleurs plus à la British Library ou à la bibliothèque du Congrès de Washington qu'à Angoulême même qui se révèle particulièrement pauvre en documentation historique. La colonie britannique se multipliant en pays charentais, ce livre en devient l'introducteur à son histoire. En 2004, elle représentait 3 879 résidents en Charente, avec de véritables points d'ancrage comme les cantons de Confolens (400) et de Saint-Claud (366), ou des communes du type Benest (88) où les habitants ne seraient pas étonnés qu'un prochain maire soit anglais. Les raisons de cette installation qui commence à devenir massive sont multiples : les principales sont le rapport qualité/prix des maisons et le rapport distance/climat en regard de Londres. Quant aux réactions que cette nouvelle immigration suscite, elles sont aussi multiples : en majeure, la difficulté de communication et la hausse des prix de l'immobilier. Voir l'excellente enquête de Charente-Libre, 5 et 27 mai 2004, 7 et 8 juin 2004, articles de Bernard Dexet et surtout Armel Le Ny (d’après le Dictionnaire biographique des Charentais, notice établie par F. Julien-Labruyère).











