Chapsal Madeleine

Ecrivain (Paris 1925 -)

Elle est tout aussi attachée à la Saintonge de son père qu'au Limousin de sa mère (Eymoutiers). Son père, Robert Chapsal, haut fonctionnaire retiré à Saintes, est l'auteur de souvenirs, Cent Ans de ma vie (Fayard, 2005), dont sa fille qui les préface dit qu'ils ont été pour elle un viatique à la Saintonge. Elle commence sa carrière comme journaliste spécialisée dans les entretiens avec les représentants les plus éminents du monde littéraire. Il en demeure un bel essai paru en 1984 chez Grasset : Envoyez la petite musique... La personnalité toute en nuances de l'auteur s'y affirme avec ce talent rare qui consiste à évoquer quelqu'un en quelques touches sensibles, restant apparemment à la surface, donnant en fait des clefs essentielles à la compréhension intime des êtres. L'oeuvre de Madeleine Chapsal résonne toute entière de cette petite musique intérieure qui lui assure un grand écho, notamment auprès de son lectorat féminin. Après avoir brillamment écrit le scénario de Mourir à Madrid (film de Frédéric Rossif, monté en 1963) où se retrouve l'élan de générosité propre aux débuts de son groupe de presse, L'Express, elle se lance dans le roman avec Un Été sans histoire (Mercure de France, 1973). C'est avec La Maison de Jade (Grasset, 1986) qu'elle atteint vraiment le grand public : son succès, dès lors, ne se dément plus, basé sur l'immédiat des histoires d'amour qu'elle raconte, y mêlant la retenue à l'épanchement et le vécu quotidien à un climat analytique qu'elle retire de son expérience personnelle (voir Ce que m'a appris Françoise Dolto, Fayard, 1994). Les titres se succèdent : plus de trente romans, six essais, six récits, deux pièces de théâtre et deux recueils de poésie depuis 1976... Parmi ses succès les plus nets : Conversations impudiques avec son « beau-fils » Édouard Servan-Schreiber (Pauvert, 2002) et surtout L'Homme de ma vie où elle évoque longuement son mariage avec Jean-Jacques Servan-Schreiber (Fayard, 2004). Autant dire que Madeleine Chapsal met les bouchées doubles pour asseoir une ouvre qui compte. Depuis le début des années 1980, elle opère un retour vers Saintes où elle s'impose comme le grand écrivain de la région. Membre de l'Académie de Saintonge depuis 1987 (13e siège, en remplacement de Louis Suire) puis son directeur de 1992 à 1996 (on lui doit la création du journal culturel Le Quart d'heure saintongeais), présidente du jury des Mouettes qui décerne depuis 1995 les prix littéraires du conseil général de Charente-Maritime, elle est aussi l'initiatrice d'une idée originale à grand succès, les « Marchés romanesques », qui consiste à réunir une fois l'an des écrivains au milieu des étals du marché de Saintes. Elle donne sa première oeuvre à tonalités charentaises en 1991 avec On attend les enfants (Fayard) où l'attente et l'espoir de la venue des enfants se trompent grâce à de multiples promenades dans une Saintonge devenue pays des souvenirs (comme en écho à ceux de son père). L'expérience de la dérivée de la Charente jusque dans son hôtel saintais lui inspire un récit sensible, bien à sa manière, racontant l'angoisse et la colère qui lui sont venues durant L'Inondation (Fixot, 1994). Enfin elle situe Les Amoureux (Fayard, 1997) et Le Charme des liaisons (Fayard, 2006) dans une « île de l'Atlantique » qu'on reconnaît aisément comme Ré où elle passe la plupart de ses étés. Depuis 2002, elle publie son journal dans lequel la Saintonge est assez présente. Enfin, en 2009, elle publie au Croît vif un album pour enfants, Bzzi-bzzi vole dans la prairie, un texte à la fois pimpant et émouvant, mettant en valeur son art du dessin. Madeleine Chapsal a été également membre du jury Femina et est la marraine du Salon du livre de Limoges (notice établie par F. Julien-Labruyère pour le Dictionnaire biographique des Charentais).

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