Lévy Martin Josie

Psychologue scolaire(Sarreguemines 1938 - )

Sylvain Lévy (1900 - 1994), le père de Josie Lévy Martin, est né à Dillingen en Sarre, dans cette région toujours disputée entre la France et l'Allemagne pour son bassin houiller. Ses grands-parents avait acquis la nationalité française, la Sarre étant à l'époque un département français. Son territoire ayant ensuite été affecté à la Prusse (1814), la famille Lévy obtient la double nationalité. Ayant perdu sa mère, Sylvain encore enfant est élevé par sa tante Rosalie à Niederkirchen. C'est là que plus tard il rencontre Erna Felsenthal (1911 - 1993) qu'il épouse en 1933. Devenu représentant d'une usine de Sarrebruck, grâce à son passeport français, il émigre en 1935, au moment du rattachement par référendum de la Sarre à l'Allemagne. Il s'installe alors à Sarreguemines, à son propre compte, Erna l'aidant pour la comptabilité. Lors de la déclaration de guerre, un vaste mouvement est organisé pour accueillir des réfugiés mosellans en Charente. Il commence dès le 3 septembre 1939. Sylvain, Erna et leur fille Josie (née en 1938) font partie de ces 82500 réfugiés mosellans. Ils sont affectés à Montbron. En novembre 1942, la zone libre est occupée, ce qui rend plus fragile la position des juifs, notamment fin 1943 avec la multiplication des rafles locales effectuées par la milice. C'est l'époque où probablement grâce à madame Leroy, Sylvain et Erna entrent en contact avec sœur Saint-Cybard pour lui confier Josie. Pendant toute cette période, Sylvain travaillait comme homme à tout faire au petit hôpital catholique de Montbron. À la fin de la guerre, les Lévy retournent à Sarreguemines, logés dans une caserne désaffectée. Durant l'été 1947, ils émigrent en Californie.
Peu après leur arrivée en Amérique fut fondé l'État d'Israël, Josie suit alors les cours dans une école hébraïque ; puis elle poursuit sa scolarité à l'Université Californienne de Los Angeles. Elle choisit une carrière dans laquelle elle sera entourée d'enfants. Elle devient formatrice des étudiants stagiaires. Dans les années soixante, elle participe aux mouvements et manifestations en faveur de la paix au Vietnam, aux marches pour les droits civiques, aux sit-ins. Elle se porte volontaire pour enseigner dans une école dans les quartiers déshérités. Elle reprend des études de troisième cycle et obtient une licence dans la croissance et le développement de l'enfant. Elle exerce alors la profession de psychologue scolaire. Elle écrit, la première fois, sur son enfance cachée, à l'âge de douze ou treize ans. Mais c'est beaucoup plus tard après la naissance de son fils que Josie Lévy Martin aidée dans son travail de mémoire par l'écrit commence à rédiger des poèmes, des essais, des nouvelles. Le livre Never tell your name publié en 2002 aux États-Unis est aujourd'hui traduit en français sous le titre Ne dis jamais ton nom. Il est l'aboutissement d'un long parcours personnel de Josie Lévy Martin, un travail de mémoire et de retour sur soi. La petite fille de six ans cachée à Lesterps auprès de sœur Saint-Cybard témoigne. Les images et souvenirs qui ont longtemps hanté Josie Lévy Martin ont trouvé une voix quelque soixante ans plus tard. Et c'est la voix d'une petite fille, séparée de ses parents, traquée mais protégée, qui raconte l'extraordinaire rencontre avec sœur Saint-Cybard, « qui non seulement m'a sauvée, mais m'a dotée d'un exemple rare d'une grande bonté », en dit Josie Lévy Martin.

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